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L'ombre et la lumière sont les domaines autorisés au photographe de notre époque. Epoque qui, par le biais du juridisme ne veut plus voir son image. Il ne restera plus que les "publics" et peut être quelques photos de famille sauvées de la destruction magnétique, dans quelques decennies on pensera qu'au début des années du troisième millénaire vivaient un peuple d'ombres, inabordable, improbable. Le droit à son image sera devenu le droit à l'oubli, le droit de ne plus être évoqué, de ne plus être regardé avec ce regard de tendresse et de curiosité devant les choses perdues du passé. 
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Personnages fuyants
C'est vrai que si tu photographies dans la rue, dans un village par exemple, il n'y a pas trop intérêt à ce que les gens te voient. A la rigueur on peut les photographier de dos, sinon tu reçois tout de suite des regards de haine "Pourquoi il me photographie celui-là?". Il n'y a que les jours de liesse populaire, comme lors des défilés de carnaval que tu peux photographier, parce que tout le monde photographie, et ces jours là, ça ne fait pas drôle. A moins d'habiter dans un endroit hyper touristique comme la côte bretonne ou juste à coté de la tout Eiffel, il n'y a pas tellement moyen dans les villages et les petites villes de photographier sans être vu !
C'est pour cela que les Doisneau en herbe sont tués dans l'oeuf. Mais je crois au contraire que l'informatique quand rien ne nous balaie nos données dans l'ordinateur comme cela m'est arrivé cette semaine, pourra laisser quelque trace, si on a le souci de conserver nos façons actuelles de communiquer au moins dans quelques musées du monde, on pourra alors lire les disques que l'on trouvera dans les fouilles archéologiques !
Ecrit par: personne | 28/04/2007 12:09
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